Nos amis de l'A.A.P. nous invitaient ce 8 Février à une exposition consacrée au Cubisme au Centre Pompidou. A nouveau seul relieur, je maintiens quand même dans ce blog une petite présentation de ces évènements; l'accès à ces expositions est une richesse pour notre atelier, qu'il ne faut pas perdre, en attendant qu'elle profite plus largement à une nouvelle jeunesse dans nos rangs.
N'ayant pas une grande appétence pour le sujet de l'exposition : le cubisme, la tâche du résumé ne me sera pas facile; aussi serai-je assez bref pour les commentaires, en me limitant à un choix TRES personnel parmi les nombreuses œuvres présentées.
D'abord inspirés par les œuvres de Gauguin, Cézanne, et peut-être plus encore par les sculptures des peuples primitifs, ce sont essentiellement Picasso et Georges Braque qui vont initier le phénomène dans les années 1906 à 1908.
"Les Demoiselles d'Avignon" ainsi qu'un "autoportrait" peints en 1907 par Picasso, puis "Le viaduc à l'Estaque" en 1908 par Georges Braque" (ci-contre), esquissent déjà cette tentative de décomposition des formes, tout en restant encore décryptables. C'est de cette dernière toile qui décompose le paysage en un assemblage de cubes que naître le terme de "cubisme" Dans les années 1909-1910, ces deux peintres vont évoluer conjointement dans une recherche exacerbée d'éclatement de la forme, pour une peinture de plus en plus hermétique, toutefois sans franchir, pour l'instant, le stade de l'abstraction.

Le portrait ci-dessus de "Fernande Olivier" (1909), la compagne de Picasso à cet instant, est une étape de ce cheminement.
C'est à partir des "Salons des Indépendants" de 1911 et 1912 que le mouvement va véritablement sortir de l'ombre, non sans quelque parfum de scandale, avec de nouveaux adeptes, tels (ci-dessus), Jean Metzinger: "Femme au cheval" (1912), Robert Delaunay: "La Ville de Paris" (1912) et bien d'autres...
Cette obsession de la décomposition des formes va déboucher rapidement vers une plus grande diversification, plus libre dans la composition mais plus lisible pour le spectateur. Ci-contre, les travaux de Chagall: "A la Russie, aux ânes et aux autres" (1911), d'Auguste Herbin: "Les 3 arbres" (1911), de Fernand Léger,...témoignent de cette évolution.Plus tard, et dans une autre optique, certains vont privilégier le travail sur la couleur tout en perfectionnant l'éclatement des formes. Les oeuvres ci-contre de Francis Picabia: "Udnie" (1913), Juan Gris: "Nature morte sur une chaise (1917), concrétisent cette tendance.
La guerre ne sera pas absente de la peinture cubiste, comme en témoignent ces carnets d'André Mare, mobilisé en 1914, réalisés dans le cadre de ses missions (ci-contre).
La décomposition des formes propre au cubisme dit "analytique", persistera dans la peinture - ci-contre, "Les joueurs de football", d'Albert Gleizes (1913) - mais aussi dans la sculpture - "Marin à la guitare" de Jacques Lipchitz (1917) - pour déboucher vers les années 1920 sur les mouvements Dada, le surréalisme et l'Art Déco.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire