Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au fond de l'allée du Portugal, qui longe la base de Loisirs.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), en présence de notre professeur, Mme Royer; mais également le Mardi matin et le Jeudi matin, sans cette dernière, et cela toute l'année à l'exception des jours fériés du calendrier.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions au professeur, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du Président.
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle du Président...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de l'animateur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Animateur, certes, mais pas formateur (il y a un professeur pour cela). Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




mercredi 14 juin 2017

A l'auberge des Lieurs

Photos: Anne, Camille

On n'en attendait que peu, ils sont venus nombreux. Vingt et un lieurs ont répondu à notre invitation le 10 Juin, pour un petit repas à l'auberge espagnole (chacun apporte quelque chose), dans nos propres locaux.
Vingt et un, j'ai bien dit; au risque de me faire tirer les oreilles par les agents de sécurité de la Mairie (limitation à 19)...sauf que Danielle et Michel étaient déjà repartis lorsque Aurélie et Evelyne sont arrivées...ce qui fait 19 en permanence. CQFD.
Si c'est pas de l'organisation, ça !

Ambiance chaleureuse, qui nous a permis de revoir Marie-Odile, convalescente mais optimiste, accompagnée de Jean-Michel; mais aussi Danielle, après quelques soucis de santé, avec Michel son mari; ainsi que tous les habitués: Claude B., Paulo, Amap, venus des confins de l'Essonne, Christiane, Marylène, Roselyne, Pierre T, Edmond dit "l'ardéchoix", Paul le Ch'ti, Raymond le marcheur, Anne toujours "blague en coin", les in-sé-pa-ra-bles "Barbine-Christèle-Michara"*, enfin le duo infernal "Evelie-Aurélyne"**, puis votre serviteur, Camille; j'espère n'avoir oublié personne.

Je ne commenterai pas les photos, elles parlent d'elles-même.
Danielle et Michel, arrivés avec un peu de retard, ont malencontreusement échappé à nos photographes. Ils voudront bien nous excuser.

Toutes les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus. On revient au blog par la croix en haut à droite de la photo.

La table Sud

La table Nord

Place à quelques retardataires


Des trombines en vrac

 
















































* J'ai toujours du mal à les distinguer; il s'agit peut-être de Barbara, Michèle et Christine.
** Il s'agit d'Aurélie et Evelyne

Quand Aurélie s'amuse ...

Photos: Aurélie
Texte: Camille

Aurélie est venue aux Lieurs il y a deux mois, sans formation initiale de reliure.
Quelques notions grappillées à droite et à gauche, notre petit stage d'emboîtage... et voilà déjà de quoi s'amuser...
Et Aurélie aime s'amuser ! Aurélie s'amuse beaucoup !
Voyons !
Un premier emboîtage fini lors du stage (voir notre article du 20 Mai 2017)




Deuxième emboîtage commencé en stage, achevé par la suite. Livre de cuisine oblige, la couverture est une toile enduite rouge-orangée... pour des mains grasses, au cas où.... Les gardes-couleur sont d'un papier imprimé assorti.

Tranchefiles en tête et queue, titres incrustés dans des fenêtres de formes adéquates. ... déjà une touche artistique !







Nouvel emboîtage dans la foulée: "La mémoire du monde" de Stéphanie Janicot.

Un livre à offrir; ne nous refusons rien :  couvrure en peau sciée couleur tabac, tranchefiles, signet...dos à nerfs (bonjour les fantaisies).




Selon des indiscrétions, d'autres livres plus ambitieux, avec couture, endossure et tout le toutim, seraient en préparation.

Merci Aurélie, continue de t'amuser, on en veut encore !

Une technique pour la mosaïque de cuir

Rédigé par Camille

Cet article concerne une technique, obtenue de source extérieure, pour réaliser des effets de mosaïque de cuir de type "cloisonné, ou "vitrail". Au delà de l'apprentissage, j'ai pu expérimenter la méthode pour un résultat qui m'a paru intéressant.

 Globalement, cette technique veut répondre à deux problèmes différents: d'une part l'assemblage bord à bord de cuirs de couleurs différentes, d'autre part la réalisation de pièces légèrement "bombées" pour donner un effet de relief . De fait, la méthode est surtout intéressante pour un décor présentant un grand nombre de petites pièces, comme c'est typiquement le cas pour un vitrail.


L'image ci-contre montre l'effet obtenu pour un simple exercice consistant en une étoile à trois couleurs alternées.

La méthode nécessite l'utilisation d'une plaque d'émalène et d'une petite quantité  de colle "Béryplast", vendue dans le commerce médical.



 Nous ne donnerons ici que le principe général. Pour un exposé plus complet, on pourra consulter le blog "www.restauration-livres-camille.blogspot.fr", à la date du 15 Juin 2017.

Principe
 On prépare sur le carton de l'ouvrage un motif présentant des alvéoles où viendront se loger les pièces de la mosaïque.
Des pièces de cuir de différentes couleurs ayant été stabilisées par un doublage de papier, l'assemblage des couleurs se fait sur un papier similaire, fixé par capillarité sur une plaque de verre. Les pièces de mosaïque peuvent alors être découpées exactement. L'effet "bombé" est obtenu ensuite en les doublant d'une matière souple, puis, bordées de "Béryplast", enfin pressées sous une plaque d'émalène. Le "Béryplast" se solidifiant au séchage, la pièce de mosaïque ressort avec un effet "bombé". Les pièces peuvent alors être insérées dans les alvéoles du carton.

Application

 

J'ai utilisé la méthode pour réaliser le décor de l'ouvrage "La cerise", d'Alphonse Boudard.

 L'auteur y raconte sa vie d'après-guerre lors de ses multiples passages par la case "prison", ce qui explique le décor.

Les "parpaings" ont été réalisés en utilisant la méthode du "cloisonné bombé" décrite ci-dessus.





Trois coups de coeur (encore)

Rédigé par Camille

Internet est une mine d'or (et aussi de bêtises, il faut le reconnaître), mais il est vrai qu'il donne accès à une foule d'informations que l'on n'aurait pas imaginée il y a seulement 30 ans.
 Je ne peux pas résister à vous faire part de mes trouvailles au fil de mes net-promenades, comme je l'ai déjà fait dans un petit article daté du 1er Janvier 2017.
 Ce faisant, je récolte des photos souvent d'origine inconnue, sorties de leur contexte dans des "banques d'images". Je prie donc le lecteur de m'excuser si je n'ai que peu d'informations sur les objets concernés.
Les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.


Ci-contre, un ouvrage réalisé par des élèves de l'Ecole Estienne.

Vu l'absence de charnières visibles aux mors, l'aspect "bois" serait probablement obtenu grâce à un cuir savamment coloré, recouvrant des reliefs de carton.

La fenêtre, sans doute en rapport avec le sujet du livre, ainsi que les deux cabochons cuivrés sont du plus bel effet.





A droite, un ouvrage complètement habillé de loupes de divers bois, dos compris, dû au relieur "Taral" spécialisé dans ce type de technique.
La précision du travail de marqueterie sur les plats est remarquable.

L'ouverture nécessite au niveau des mors un ingénieux montage en forme de charnière à piano, dont les détails de construction m'échappent.



Ci-contre, une autre magnifique réalisation d'origine inconnue.

Le motif semble représenter un corset féminin lacé laissant entrevoir une chemise gaufrée. Ce motif ainsi que les fermetures métalliques visibles sur le côté droit laissent penser à un ouvrage "coquin".

Le premier plat est probablement réalisé par repoussage de cuir (un défi pour notre ami Roland). Quant à la "chemise gaufrée", peut-être un cuir clair mis en forme sur une plaque sculptée (??) ou pourquoi pas un vrai tissu gaufré, protégé par les lacets (?).





Des idées (ou des défis) pour nos relieurs. Chiche !

samedi 27 mai 2017

Un bouquet de printemps



 Christine aime faire des cadeaux. Voilà un petit bouquet de printemps qu'elle veut offrir à une amie, sous la forme de deux ouvrages du début XXème joliment habillés.

Les deux ouvrages sont traités en pleine toile écrue. Les gardes-couleurs sont d'un papier à la cuve assorti au ton de la couverture.



 Les gravures de couverture, encastrées dans des fenêtres prévues à cet effet, donnent aux ouvrages, à travers un savant entrelac de fleurs, un ton très printanier, tout en restituant le côté "Art Nouveau" qui caractérise leur époque.

De jolies reliures comme cadeaux; la reliure, ça sert aussi à ça ! 

jeudi 25 mai 2017

Des livres pyrogravés

 Rédigé par Camille

Il n'y a pas de limites aux techniques utilisables en reliure. Roland, de notre atelier, s'est proposé d'utiliser la pyrogravure pour l'appliquer soit au bois, soit au cuir en couverture de ses reliures. Le résultat, on le verra, est très intéressant et mérite d'être ajouté à notre panoplie de méthodes.


 Le matériel du pyrograveur se compose essentiellement d'un stylet chauffant commandé par un petit transformateur. Le stylet, qui peut comporter plusieurs embouts, est utilisé comme un crayon et permet de "brûler" localement le support (bois, cuir) de façon à lui imprimer un dessin.



Un important travail de pyrogravure est réalisé par notre ami pour ce volume de Louis Madelin "La France immortelle", un grand in-octavo des Editions Hachette.




  Le portrait pyrogravé de notre Montaigne national est incrusté dans un habillage plein chagrin marron agrémenté d'une pièce de titre rouge.


Ci-dessous on appréciera le travail de pyrogravure, à gauche, et à droite le travail de dorure pour la pièce de titre.
 Le portrait de Montaigne est pyrogravé dans un placage de bois fin, légèrement recoloré pour esquisser des ombres.





Un autre  important travail de pyrogravure de notre ami Roland illustre cet ouvrage sur "Le chien", édité chez Larousse en format in-octavo.
L'ouvrage est traité dans un plein chagrin marron clair à 5 nerfs avec incrustation du panneau pyrogravé au premier plat. Les gardes-couleurs sont d'un papier "plumes de paon" à la cuve.
Les titres sont réalisés au film sur cuir vert par le relieur.

                                                                           Sur les deux photos ci-contre, on observera le travail de gravure (à gauche), et de dorure (à droite). Le panneau aux deux chiens est entouré d'un listel de lamelles de bois colorées trouvées dans le commerce. Le sujet central est gravé sur une peau sans grain et finalement recoloré à l'aide de colorants spéciaux habituellement utilisés pour les décors sur verre.


Ces réalisations suivaient deux expériences moins ambitieuses, tels ce volume du Dr Cabanès "Légendes et curiosités de l'histoire" (ci-contre), pour lequel l'image du Roi est pyrogravée sur bois (ci-dessous à gauche), et cette création de l'atelier des Lieurs consacrée à la guitare "La guitare buissonnière" (ci-dessous à droite), pour laquelle le guitariste est pyrogravé sur cuir rouge et recoloré en noir. On trouvera de ce volume un descriptif plus complet dans ce blog à la date du 14 Janvier 2016.
             




Pour maîtriser la technique, il y a lieu de prendre en main les outils, patiemment, par étapes, en réalisant de nombreux essais.                                   
La photo ci-contre montre deux étapes de cette appropriation progressive par Roland de la technique du pyrograveur, sur des coupes de cuir.


Au final, notre ami apporte à l'atelier une nouvelle technique pour la reliure; les lieurs de Sénart sauront en tirer profit.

samedi 20 mai 2017

Quatre stagiaires le 8 Mai


 Rédigé par Camille

Ce 8 Mai 2017, 4 stagiaires ont participé à notre désormais incontournable journée d'initiation dite "Livre de Poche", sous la houlette d'Amap et Camille.
Aurélie et son fils Ulysse, Evelyne et son mari Stéphane ont certes vécu une dure journée; mais une journée qui se termine pour chacun avec un livre fini...la récompense était bien au bout du chemin.
Précisons qu'Aurélie et Evelyne sont depuis peu membres de l'Association.

Toutes les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus. On revient au blog par la croix en haut à droite de la photo.

On ponce, on scie, on colle...
Amap et Camille dirigent les opérations. On n'est pas là pour rigoler !


  Evelyne fiche la paix à son mari, Aurélie oublie d'houspiller son fils... c'est la trêve dans les familles !


 C'est du sérieux ! Pas un n'a la tête en l'air ! Puis ce jeune homme, c'est une image... enfin, au moins ici !





Bon ! tout de même ! Ce n'est pas le bagne ! on a quand même droit au café...

...pas trop longtemps, s'il vous plaît !






...Camille ne laissera rien passer !




Et voilà quelques résultats.











On notera les performances d'Aurélie, qui aura presque achevé un deuxième ouvrage dans le temps, et Ulysse, qui, à tout juste 14 ans, a témoigné d'une habileté surprenante