Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au fond de l'allée du Portugal, qui longe la base de Loisirs.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), en présence de notre professeur, Mme Royer; mais également le Mardi matin et le Jeudi matin, sans cette dernière, et cela toute l'année à l'exception des jours fériés du calendrier.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions au professeur, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du Président.
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle du Président...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de l'animateur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Animateur, certes, mais pas formateur (il y a un professeur pour cela). Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




vendredi 6 avril 2018

Une démo de "papier à la colle"


Rédigé par Camille

Ce Jeudi 5 Avril après-midi, François Voignier, Professeur de dorure pour l'Association Socio-Culturelle de Viry-Chatillon, présentait, dans le cadre de son atelier, une petite démonstration de la fabrication du "papier à la colle". Au titre des liens d'amitié que les Lieurs ont de longue date avec cette association, François a bien voulu permettre à quelques Lieurs d'assister à la séance.
On trouvera ci-après un compte rendu de cette présentation, que j'ai voulu suffisamment étoffé pour, je l'espère, constituer un petit tutoriel pour cette pratique.

Toutes les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus. On revient au blog par la petite croix en haut à droite de la photo.


Une dizaine de relieurs étaient présents pour écouter la leçon du Maitre. Denise elle-même, anciennement professeur de reliure contemporaine à Viry, n'a pas manqué d'apporter sa bonne humeur. Pour les Lieurs, Edmond, Christine et moi-même ont fait le déplacement.


 






A gauche, François, notre formateur dorure, et pour cet après-midi, professeur de "papier à la colle", ... une spécialité rare !
A droite, quelques éléments d'historique: une couverture d'attente (XVIIIème) en papier dominoté, une couverture en papier à la colle (XIXème).

Ci-contre, deux ouvrages traitant du domaine en question.
Le premier est relié, façon "mosaïque de cuir", par notre formateur lui-même. Les pastilles sont des photos de papiers à la colle, depuis les plus anciens aux plus récents, dans l'ordre apparent d'empilement.
Le deuxième ouvrage est un fascicule disponible dans le commerce courant.






A gauche, quelques réalisations personnelles de F.V., montrant par exemple des effets de tissu, des effets de miroir, etc...





A droite, le matériel de base: une grande plaque de travail lisse, munie d'un té artisanal de grande dimension, un jeu de pinceaux, brosses, rouleau, peignes, plioir, etc...,un choix de couleurs à l'eau élémentaires (gouache, acrylique), enfin un pot de colle à papier peint, de viscosité moyenne.
Ci-contre, à gauche, on observera:
1. l'opérateur dispose un jeu de cuvettes, une pour chaque couleur, y compris le noir.
2. dans chaque cuvette, une noix de chaque couleur est mélangée à de la colle, jusqu'à obtenir une pâte légère.
3. l'opérateur choisit de mélanger les couleurs avec du noir, de façon à adoucir leur aspect criard.
Ci-contre à droite, l'opérateur mouille une feuille de papier blanc (vergé, par ex. ou bien Canson,..ou même Kraft), sur chaque face, de façon à la faire adhérer à la surface lisse.
Puis le surplus d'eau est épongé soigneusement avec du papier journal.

 Exemple de base: un motif à bandes simples

A gauche, on suivra les opérations suivantes:
1. Des bandes de couleur rouge sont tracées en s'appuyant sur la règle.
2. Des bandes de couleur bleue sont intercalées.
3. Un lissage à la brosse "queue de morue" adoucit l'ensemble, pour le moment formé de bandes simples.




















Ci-dessus à gauche,l'opérateur "enrichit" une première fois le tableau par des lignes noires, fondues ensuite dans l'ensemble à l'aide de la brosse "queue de morue". A droite, un deuxième "enrichissement" du motif est obtenu par des lignes ondulées faites à l'aide d'un peigne à dents larges. La photo 3 montre le résultat obtenu, qu'il conviendra de mettre au séchage.
Les papiers ainsi colorés se sèchent facilement posés à plat pendant 3 à 4 heures sur une serviette éponge, une toile, un drap ou un tapis. Mise ensuite entre deux ais et sous un poids, les plis ou ondulations inévitables de la feuille disparaissent complètement.

Exemple avec effet "miroir" 

L'effet "miroir" est obtenu par pliage de la feuille en cours de travail. F.V. insiste sur le fait que le résultat obtenu est assez imprévisible...mais que l'on peut toujours espérer une bonne surprise !


 







Les opérations de base ne seront pas rappelées: préparation de la page, tracé de bandes de couleur alternées... (ci-dessus, à gauche, photo 1), on replie le papier par son milieu (ph. 2), et l'on assure l'adhésion et le pli au rouleau (ph. 3). Le résultat déplié (ph. 4), n'est pas jugé satisfaisant.
A droite, l'opérateur essaie d"améliorer le résultat par un griffage au plioir (ph.1), puis au peigne (ph. 2), sur la feuille à nouveau repliée. Le résultat (ph. 3) est jugé satisfaisant.

Exemple plus élaboré, avec effet "miroir"

Ici, l'amélioration vient d'un tracé préalable, en damier, sur un demi-dos de la feuille (ph.1). Des "pâtés' noirs sont disposés sur les bandes bleues (ph. 2). La feuille étant repliée, le tracé en damier permet de réaliser, au plioir, un motif de lignes ondulées assez régulier (ph. 3). La photo 4 montre, au final, un effet assez saisissant.

Et maintenant, Christine "aux manettes"...




Christine, oui, la notre, a bien voulu être la première à risquer les inévitables plaisanteries de l'assistance, histoire de voir si elle a bien écouté. A gauche, on retrouvera successivement: préparation du papier, tracé de bandes alternées (rouges), puis de bandes ondulées (bleues), garnies de touches de jaune. A droite pliage de la feuille, griffage au peigne, puis en 3, enfin la surprise... pas si mauvaise ! Bravo Christine !

Conclusion
 Ben ! tout compte fait, ça n'a pas l'air si difficile; et pour un résultat souvent étonnant. N'en doutons pas, certains vont tripatouiller la colle prochainement, chez eux, peut-être avec leurs petits-enfants.

Alors, un grand merci  au formateur; précision, rigueur, professionnalisme. Rien à redire.
Merci François !

lundi 5 mars 2018

Trois stagiaires le 19 Février

Rédigé par Camille

 Notre petit stage de reliure poursuit son bonhomme de chemin; ce 19 Février, trois stagiaires supplémentaires ont rejoint l'atelier pour recevoir quelques rudiments de notre passe-temps favori.

Nos stagiaires de ce jour: Régine, Pierre et Alain, étaient de la partie. Les deux premiers sont déjà adhérents de l'atelier. Aucun n'a démérité.


 La bonne humeur est de mise, ce qui n'empêche pas le sérieux !


 La précision du geste s'impose; le travail avance...


 ...sous étroite surveillance ! Camille ne laissera rien passer !




Enfin c'est terminé. La journée était dense, mais chacun repart avec son livre fini... ou presque. Certains préfèreront affiner le décor à la maison.

D'aucuns parlent même de revenir !

mardi 27 février 2018

Des mosaïques de bois...et de paille

Rédigé par Camille

La mosaïque réalisée dans divers matériaux est un thème intéressant pour le décor du livre. Pierre T. et Edmond n'en sont pas à leur coup d'essai, et nous offrent cette fois deux belles réalisations avec des décors en mosaïque de bois...et de paille.

Deux ouvrages de la collection "Horizons de France" leur ont servi de base:

Le Limousin


 Pierre T. choisit l'ouvrage "Visages du Limousin" pour réaliser un bel habillage d'un plein chagrin lavande à gros grain. Le blason au premier plat et le paysage du second plat sont incrustés dans la peau, tandis que les titres de plat et de dos apparaissent en relief.

  La photo ci-contre, que l'on observera mieux en l'agrandissant (cliquer dessus), montre les deux plats et le dos en vue de face. Le blason au premier plat est réalisé en mosaïque de paille, tandis que le paysage au second plat est une mosaïque de bois, bordée d'un listel également en bois.


















Ci-dessus, à gauche, les détails des titres de 1er plat et du dos montrent qu'ils sont composés de lettres individuelles en relief collées, chacune habillée de peau, rose au dos, noire sur la face.
Les gardes-couleur sont d'un papier à la cuve assorti, la charnière intérieure étant réalisée dans la même peau que la couvrure.
 Il va de soi que le bijou devait être protégé dans un étui assorti, dont on peut voir quelques détails sur la photo ci-dessus à droite.

Le Languedoc


Edmond  choisit l'ouvrage "Visages du Languedoc" pour réaliser une belle évocation d'un pays qui lui est cher. Ici, le paysage, reporté au premier plat, est incrusté dans une peau havane, le deuxième plat refermant le livre sur un blason, également en incrustation dans la peau.

 Les deux plats et le dos sont montrés ci-contre en vue de face, que l'on observera mieux sur l'agrandissement (cliquer dessus).
 Le paysage au premier plat est une mosaïque de bois entourée d'un listel également en bois. Le blason au second plat,  sur fond de cuir rouge, porte en relief le motif emblématique de la région, entièrement réalisé dans un carton découpé habillé d'une peau jaune.

 Ci-contre on observera mieux quelques éléments de détail: le blason avec sa bannière portant, en écriture calligraphique, le nom de la région; le dos, portant également le titre "Languedoc"  en lettres calligraphiées sur des carrés or, puis la garde couleur dans un joli papier vert.
La charnière intérieure prolonge naturellement  le cuir havane de la couvrure



A nouveau, le confection d'un étui pour protéger l'ouvrage s'imposait. On en verra quelques détails sur la photo ci-contre.

Des livres brochés...aux dos arrondis

Rédigé par Camille

L'article du 18 Février 2017: "Un tutoriel pour la reliure d'emboîtage", concernait une méthode classique pour relier des livres brochés (donc non cousus) suivant le principe dit "d'emboîtage". Rappelons  que cette méthode est adaptée à des ouvrages non formés de cahiers, par exemple les ouvrages du commerce moderne, presque exclusivement brochés.

Ayant largement pratiqué cette méthode pour des reliures peu ambitieuses (livres de poche, par ex.), j'ai toujours regretté le manque d'élégance du produit fini, à cause du dos plat obtenu qui tient au principe même de la méthode. Cette constatation m'a amené à réfléchir sur la possibilité, pour un livre broché, de former un dos arrondi plus conforme aux traditions de la reliure. Je laisserai de côté des méthodes connues qui procèdent par reconstruction de cahiers, par exemple par couture (voire collage)  de feuilles entre elles, en raison de l'importance du travail préalable qu'elles nécessitent.

Partant du principe même de la méthode d'emboîtage, en retenant le mode de couture par fils noyés (cf. tuto reliure d'emboîtage), j'ai recherché une méthode pratique pour obtenir malgré tout un dos arrondi. Le principe peut tenir en quelques mots: "tasser le paquet de feuilles sur un cylindre: tuyau, manche à balai..". L'idée est élémentaire, mais la pratique comporte tout de même quelques chausse-trappes. Après quelques essais, je crois avoir réussi à définir un mode de travail précis et sûr pour atteindre un résultat satisfaisant.

Je ne détaillerai pas ici ce processus. Une personne intéressée pourra se reporter à mon blog:
"www.restauration-livres-camille.blogspot.fr"
où la méthode est exposée en détails.

La photo ci contre à gauche montre le résultat obtenu après l'étape clé d'arrondissure.

J'ai appliqué cette technique à l'ouvrage broché "Le mystère du masque de fer", de Danielle et Claude Dufresne (ed. Tallandier 1998).
Passant outre les défauts dus aux maladresses du manipulateur, l'effet obtenu (ci-contre à droite) me paraît comparable à celui obtenu par une reliure classique dite "à la française".

Au delà de cet aspect technique, un vrai travail de création au niveau des plats reste toujours possible. Le monde de l'édition ne proposant quasiment plus de livres cousus, il y a lieu de penser que des solutions au problème des livres brochés seront amenées à prendre de l'importance.
De cette question, j'ai la conviction que l'on en reparlera !

vendredi 26 janvier 2018

Le premier livre de Régine

Rédigé par Camille

Régine est notre dernière recrue. Arrivée début décembre, débutante en reliure, soit !  Mais comme elle s'est montrée très assidue, elle a déjà pu produire sa première reliure. Regardons ...



En la circonstance, Régine a choisi un petit livre d'enfants; un charmant recueil de comptines joliment illustré qu'elle destine à un de ses petits fils. C'est inhabituel; mais pourquoi pas ?

Reliure d'apprentissage, certes; mais, à mon avis, pas de gros défaut; et même une petite fantaisie, rarement abordée par le débutant: l'incrustation d'un décor de titre.

Couture standard sur 3 ficelles, couvrure pleine toile bleue, jolies garde-couleurs assorties... voilà un gamin de trois ans qui a de la chance !

Je suggère de ne le lui confier que sous haute surveillance !

lundi 15 janvier 2018

La pause des Rois

13 Janvier 2018 à Midi...

...les Lieurs lâchent les cousoirs, posent les scalpels, les pinceaux et autres plioirs; c'est la pause...des Rois.
Nous étions 13 à partager la galette, mais ça ne nous a pas porté malheur; bien au contraire, si l'on en juge par l'ambiance bon enfant qui apparaît sur les photos (agrandir en cliquant dessus).


Reconnaissons le, la Reine Anne (en bas au centre) est superbe avec sa magnifique couronne.

Jacqueline, Pierre T., Danielle, Roland, Anne, Edmond, Christine, Paul, Barbara, Claude B., Paulo, Christiane, et votre serviteur, Camille ont contribué à animer ce break gourmand. Certains m'ont même félicité pour la qualité de la galette...du patissier.

Une presse à relier...maison

Rédigé par Camille

Quel relieur amateur n'a pas souhaiter posséder chez lui une de ces presses à flancs larges, autrefois distribuées par la société Rougié & Plé, malheureusement introuvables aujourd'hui.

Presse Rougié & Plé
Cette société a abandonné l'activité "reliure", et les fournisseurs spécialisés dans ce domaine n'offrent, à ma connaissance, que la presse à dorer à flancs étroits, à mon sens moins pratique pour la pratique de la reliure.
Dans la circonstance, chacun se débrouille à sa façon. Il y a le serrage entre deux planches à l'aide de deux serre-joints, ou à l'aide d'un établi-étau "workmate", ou par une paire de tiges filetées traversantes munies d'écrous... Toutes ces méthodes ont l'inconvénient principal de n'être pas immédiatement disponibles pour l'usage

A des fins personnelles, j'ai réalisé une version assez pratique sur la base de deux serre-joints prisonniers, dont les photos ci-après, pouvant être agrandies par un simple clic, suffisent à montrer les caractéristiques.
On trouvera plus de détails, photos, côtes...  sur   www.restauration-livres-camille.blogspot.fr


 Outre l'usage traditionnel de la presse (photo de gauche), les photos de droite montrent deux utilisations particulières. Du fait de la grande distance des barres des serre-joints et de leur liberté de rotation, le serrage peut se faire à différents niveaux pour un grand livre dépassant par dessous (photo supérieure). La photo du dessous montre la presse posée verticalement au sol sur ses sabots, permettant le travail sur un livre en tête et queue.