Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au fond de l'allée du Portugal, qui longe la base de Loisirs.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), en présence de notre professeur, Mme Royer; mais également le Mardi matin et le Jeudi matin, sans cette dernière, et cela toute l'année à l'exception des jours fériés du calendrier.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions au professeur, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du Président.
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle du Président...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de l'animateur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Animateur, certes, mais pas formateur (il y a un professeur pour cela). Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




vendredi 26 janvier 2018

Le premier livre de Régine

Rédigé par Camille

Régine est notre dernière recrue. Arrivée début décembre, débutante en reliure, soit !  Mais comme elle s'est montrée très assidue, elle a déjà pu produire sa première reliure. Regardons ...



En la circonstance, Régine a choisi un petit livre d'enfants; un charmant recueil de comptines joliment illustré qu'elle destine à un de ses petits fils. C'est inhabituel; mais pourquoi pas ?

Reliure d'apprentissage, certes; mais, à mon avis, pas de gros défaut; et même une petite fantaisie, rarement abordée par le débutant: l'incrustation d'un décor de titre.

Couture standard sur 3 ficelles, couvrure pleine toile bleue, jolies garde-couleurs assorties... voilà un gamin de trois ans qui a de la chance !

Je suggère de ne le lui confier que sous haute surveillance !

lundi 15 janvier 2018

La pause des Rois

13 Janvier 2018 à Midi...

...les Lieurs lâchent les cousoirs, posent les scalpels, les pinceaux et autres plioirs; c'est la pause...des Rois.
Nous étions 13 à partager la galette, mais ça ne nous a pas porté malheur; bien au contraire, si l'on en juge par l'ambiance bon enfant qui apparaît sur les photos (agrandir en cliquant dessus).


Reconnaissons le, la Reine Anne (en bas au centre) est superbe avec sa magnifique couronne.

Jacqueline, Pierre T., Danielle, Roland, Anne, Edmond, Christine, Paul, Barbara, Claude B., Paulo, Christiane, et votre serviteur, Camille ont contribué à animer ce break gourmand. Certains m'ont même félicité pour la qualité de la galette...du patissier.

Une presse à relier...maison

Rédigé par Camille

Quel relieur amateur n'a pas souhaiter posséder chez lui une de ces presses à flancs larges, autrefois distribuées par la société Rougié & Plé, malheureusement introuvables aujourd'hui.

Presse Rougié & Plé
Cette société a abandonné l'activité "reliure", et les fournisseurs spécialisés dans ce domaine n'offrent, à ma connaissance, que la presse à dorer à flancs étroits, à mon sens moins pratique pour la pratique de la reliure.
Dans la circonstance, chacun se débrouille à sa façon. Il y a le serrage entre deux planches à l'aide de deux serre-joints, ou à l'aide d'un établi-étau "workmate", ou par une paire de tiges filetées traversantes munies d'écrous... Toutes ces méthodes ont l'inconvénient principal de n'être pas immédiatement disponibles pour l'usage

A des fins personnelles, j'ai réalisé une version assez pratique sur la base de deux serre-joints prisonniers, dont les photos ci-après, pouvant être agrandies par un simple clic, suffisent à montrer les caractéristiques.
On trouvera plus de détails, photos, côtes...  sur   www.restauration-livres-camille.blogspot.fr


 Outre l'usage traditionnel de la presse (photo de gauche), les photos de droite montrent deux utilisations particulières. Du fait de la grande distance des barres des serre-joints et de leur liberté de rotation, le serrage peut se faire à différents niveaux pour un grand livre dépassant par dessous (photo supérieure). La photo du dessous montre la presse posée verticalement au sol sur ses sabots, permettant le travail sur un livre en tête et queue.

mardi 19 décembre 2017

Quand les lieurs trinquent...

... le 25 Novembre, en effet, un petit buffet, sous le prétexte du Beaujolais Nouveau, était organisé à midi à l'atelier des Lieurs, à l'initiative de Michèle; l'occasion de regrouper des adhérents qui ont un peu de mal à se rencontrer, certains étant des habitués du Samedi matin, d'autres de l'après-midi.

Nous n'aurons pas de photos de la rencontre, notre photographe ayant eu quelques problèmes techniques. Mais, garantie, l'ambiance était chaleureuse; le beaujolais était là et la nourriture (principalement des préparations des Lieurs) largement surabondante.

L'atelier a largement répondu à l'appel: Roseline, Claude B, Jacqueline, Christine, Roland, Raymond, Philippe, Camille, Paulo, Barbara, Anne, Paul, Edmond, Michèle, Christiane, Aurélie, Georges, Pierre T., j'en oublie peut-être, étaient présents avec leurs inépuisables réserves d'anecdotes, pour une petite rencontre très réussie.

vendredi 15 décembre 2017

L'exposition "Rubens, portraits princiers"

Rédigé par Camille

Nos amis de l'AAP nous proposaient cette fois une exposition centrée sur le peintre Pierre-Paul Rubens (1577-1640), et plus particulièrement les nombreux "portraits princiers" qu'il réalisa au cours de sa carrière. A des fins de comparaison, des tableaux approchants de quelques autres peintres étaient également présentés: Vélazquez, Van Dyck, Pourbus le Jeune, Philippe de Champaigne etc...

Le sujet "portraits princiers" pouvait paraître à priori un peu rebutant, tant on connaît Rubens sur d'autres thématiques, mythologiques ou bibliques. De fait ce fut une véritable leçon d'histoire, professée par la toujours excellente conférencière de l'AAP, en s'appuyant sur les tableaux de l'exposition comme fil conducteur.

On ne trouvera ci-après qu'un bref résumé de l'exposition, illustrée par quelques photos de piètre qualité, prises sans flash comme il est d'usage.  On peut agrandir les photos en cliquant dessus.

Le séjour italien

Rubens séjourne 8 ans en Italie, principalement auprès du Duc de Mantoue: Vincent de Gonzague, où il découvre les travaux de Titien, Pourbus le Jeune et des peintres flamands.

Le tableau à gauche (Eléonore de Gonzague, partiel) attribué à Rubens, et le tableau de droite (Marguerite de Gonzague, partiel), dû à Pourbus le Jeune, témoignent d'une finesse d'exécution que l'on pourra apprécier (les agrandir) au niveau de la collerette de l'enfant et la fraise de la princesse.La représentation de Charles Quint, ci-dessous à gauche), date également de cette époque

La Cour de Bruxelles

Rubens retournera à Anvers où il avait fait ses études, réclamé comme peintre attitré par les souverains des Flandres: l'Archiduc Albert d'Autriche (à droite) et son épouse Claire Eugénie. Il y réalisera de nombreux portraits de cour avec l'aide de son atelier, lui-même réalisant généralement un "prototype", ultérieurement "affiné" par son atelier.
  La cour d'Espagne

A partir des années 1620, Rubens endosse une activité de diplomate qui l'amènera à voyager sans cesse. Il séjournera ainsi à Madrid auprès du roi Philippe IV, pour lequel il peindra quelques portraits de la famille royale.

La Cour de France, Marie de Médicis

Sollicité par la Reine de France, Marie de Médicis, épouse d'Henri IV , Rubens séjournera à Paris où il exécutera plusieurs tableaux de cette dernière et de la famille royale, dont son fils Louis XIII en particulier (à gauche).
C'est à cette époque également qu'il réalisera l'autoportrait ci-contre, livré comme offrande au prince de Galles, futur Charles 1er d'Angleterre. On jugera par l'apparente arrogance de ce geste de la notoriété du peintre à ce moment, qui seul pouvait se permettre une telle attitude.