Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au Village des Associations, 42, rue du Bout des Creuses.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), le Mardi matin et le Jeudi matin, et cela toute l'année.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du rédacteur en chef Camille
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle de Camille...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de rédacteur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Rédacteur, certes, mais pas formateur. Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet de la reliure. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




mercredi 7 janvier 2026

Pour l'amour de l'art

 Edouard Manet, refusé au Salon, adopté par Christine

Le jeune Edouard rêve de peinture ; mais voilà, papa magistrat n’aime pas ; plutôt officier de marine ? ou fonctionnaire (dans la magistrature, bien, sûr) ? Non ! Edouard préfère la peinture ; son professeur, Couture, peintre établi, n’aime pas les rebelles ; ça tombe mal ! séparation à l’amiable. Alors "Le Salon", peut-être,  pour se faire connaitre ? Loupé ! Edouard est refusé. La trajectoire sans faute d’un non-conformiste têtu.

Edouard a compris. Le raté a choisi sa voie. Il sera…lui-même.

La suite ; une vie en dents de scie. "Refusé", puis "Honorable" puis "Refusé", puis "Repêché"... l’Impératrice l’aidera discrètement à créer « Le Salon des Refusés », que l’empereur boudera. « Le bain », « Le déjeuner sur l’herbe », « Olympia » : la bourgeoisie de Paris se presse pour voir ça…et crier au scandale. Alors il créera « Le Christ aux anges », pour se racheter, et sera…refusé…mais célèbre.

La vie de Manet est racontée avec passion dans ce livre d'Albert Flament, que Christine nous apporte sous une belle livrée noire et rouge.


Pour la déco, Christine a confisqué la palette d'Edouard, avec tous ses pinceaux. Laquelle palette est opportunément chargée de couleurs, sous la forme d'une multitude de petits carreaux de cuir formant mosaïque. Le dernier challenge de Christine, en somme;  on a l'habitude ! 

Gardes-couleurs et tranchefiles bigarrées; Il semblerait bien qu'il soit question d'un peintre !  

Une leçon d''anatomie mixte (2 reliures, par Camille)

Ce traité d’anatomie artistique en deux volumes : 1 L’homme, 2 La femme, est en fait un cours de dessin à destination des élèves des Beaux-Arts, et a pour but de dégager les formes caractéristiques des deux sexes. On ne s’étonnera pas qu’il soit l’œuvre d’un médecin, Paul Richer, lequel, mieux que personne, connait les structures internes de l’être humain, lesquelles seules permettent d’en comprendre les formes extérieures, et mieux encore la cinématique des mouvements.

Les deux textes ne sont pas indépendants, car en fait la structure de base des deux sexes est la même, et fait essentiellement l’objet du premier volume : l’homme, qu’il faut comprendre au sens de « l’être humain ». Seules les masses musculaires plus apparentes chez l’homme-masculin justifient la spécificité de ce premier tome.  Le second tome s’appuie sur cette structure commune pour la complémenter des volumes charnus ou graisseux plus spécifiques à la femme.

L’ensemble porte uniformément la rigueur scientifique du médecin ; et c’est à l’artiste qu’il appartient de recomposer ces données pour figurer, à son gré, mouvements corporels, expressions du visage, effets de puissance ou de délicatesse des corps… qui constituent l’âme de son projet artistique


Pour rassembler ces deux ouvrages, Camille  a choisi l'option du livre double, qui d'un côté ouvre sur le tome 1, "l'homme' et de l'autre sur le tome 2, "la femme". La photo ci-dessus présente  aux deux extrêmes les plats des 2 volumes, entre lesquels sont figurés les deux modes d'ouverture de l'ensemble. On voit que les deux volumes portent en commun leur deuxième plat.

Titres et auteur sont reportés sur les dos dans deux pièces de titre fleurdelisées.

Un tel ouvrage requiert, pour le rangement, un étui adapté. Pour cela, Camille reprend son modèle maintenant habituel d'étui tronqué, toutefois  découpé sur les flancs des mêmes formes homme/femme des premiers plats.

Il va sans dire que les nombreuses découpes coordonnées de l'ensemble sont réalisées à l'aide de l'outil Laser, particulièrement commode pour la réalisation de formes répétitives.

Cocteau, l'homme orchestre, relié par Christine

Ce recueil de poèmes de Jean Cocteau le poète peut à lui seul donner une idée de Jean Cocteau, l’homme. Poésie fantasque, désordonnée, désarticulée, douce puis brutale à l'avenant …elle surprend à peine chez cet homme kaléidoscope, écrivain un jour, poète un autre, homme de théâtre, cinéaste, metteur en scène, peintre, dessinateur...; Cocteau est tout cela et laissera son empreinte sur tous les terrains de la culture.

Quant à sa poésie, elle surfe sur la langue française en jouant des ambiguïtés, des évocations, des double-sens …de sorte que sa lecture réclame à minima un certain effort d’analyse….

« …Persiennes vous êtes côtes / de crucifié sur la mer,/ Fenêtres on compte les côtes/ entre vos bras de verre ouverts ».

Oserait-on parler (un peu) d’hermétisme ? (ndlr). Au lecteur de juger.

C'est dans une robe assez simple (une fois n'est pas coutume), que Christine habille son ouvrage.
Un chagrin presque satiné, couleur chanvre, au premier plat, le reste dans un cuir rouge lisse; voilà pour la couvrure.

Des lettres de cuir découpées avec précision, logées dans un décaissement au premier plat, composent le titre "Cocteau".

C'est sobre, mais la reliure ça sert aussi à ça, à sauver des ouvrages que l'on veut conserver, tout simplement.

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