Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au Village des Associations, 42, rue du Bout des Creuses.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), le Mardi matin et le Jeudi matin, et cela toute l'année.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du rédacteur en chef Camille
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle de Camille...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de rédacteur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Rédacteur, certes, mais pas formateur. Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet de la reliure. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




vendredi 6 mai 2022

Pas de répit pour les Lieurs...

Ce doit être la saison, mais comme les fleurs, les beaux livres sortent des réserves, constituées sans doute, au moins en partie, pendant la longue nuit de l'atelier.

Ci-dessous, trois ouvrages nous sont proposés, et d'une facture très diversifiée: des matériaux, des mosaïques, de l'invention...! Les lieurs s'amusent...et c'est tant mieux !

Pierre dévoile les dessous de l'histoire

 C'est à nouveau Pierre qui ouvre cet article avec un ouvrage d'histoire...enfin d'histoire galante pour être clair: "La Régence galante" de Jean Hervez, nous révèle les frasques du Régent, ses filles, ses maitresses, son entourage...tout y est ! Eh bien oui ! il s'en passait de drôles au Palais Royal, ainsi cette dame de la cour, Mme de Charolais, dont l'auteur nous assure avec malice qu'elle en savait bien plus qu'elle n'avait appris au couvent.

Pierre manie les matériaux avec dextérité; on en a l'habitude.


 Sur une peau d'agneau glacé, le premier plat nous offre un soleil tout en lamelles de paille de différentes couleurs, sur fond de toile bleue avec encadrement de baguettes; le deuxième plat une marqueterie de bois de tons variés, en encastrement dans le cuir de couvrure.

Tout cela représente un travail important et extrêmement minutieux. Pierre, ancien ajusteur en chef de la Monnaie de Paris, travaille au 100ème, à l'atelier des Lieurs comme autrefois à l'atelier des Médailles du quai Conti; on ne s'en plaindra pas !

Edmond nous offre un bouquet

L'objet de cette attention est le livre de Judith Michael (en réalité le couple américain Judith Barnard - Michael Fain) intitulé "Prête-moi ta vie" dans sa traduction française, qui nous révèle qu'échanger sa vie de "mère de famille" contre celle de "femme du monde", avec la réciproque, peut mener à bien des déconvenues.

Pour l'illustration, Edmond aime la mosaïque de cuir. Il nous le prouve à nouveau avec deux beaux bouquets de printemps, pleins de fraicheur, qui ressortent vivement sur fond de chagrin noir (photo ci-dessous).

 

 S'agissant d'un livre broché, la technique utilisée est classique; couture à fils noyés pour un emboitage direct. On sait que cette pratique conduit nécessairement à un dos carré. Certes, on peut aimer ou ne pas aimer ce format; c'est un peu la rançon des livres modernes, lesquels ne sont plus, et ce depuis 20 ans au moins, formés de cahiers. 

Il n'est pas inutile de rappeler qu'il existe, même dans ce cas, des techniques pour reconstruire un dos arrondi plus conforme aux standards de la reliure; pour autant, bien sur, que l'on soit attaché à ce format.

Pour le reste, les bouquets, en versions identiques aux 1ere et 4ème de couverture, sont formés d'incrustations de cuir dans la peau de couvrure.

Comme d'habitude, Edmond réalise lui-même ses titres à l'or et ses garde-couleurs à la cuve. 

Et voilà comment un modeste livre broché nous revient... richement habillé.

 

Livre-boîte ou boîte-livre...quand Camille se lâche

Enfin, c'est Camille qui nous propose une nouvelle fantaisie: un livre-boîte, ou une boïte-livre, enfin un vrai livre qui ressemble à une vraie boîte. L'idée de cette fantaisie lui est venue d'abord pour tenter de dépanner un collègue dont le livre, réparé de tant d'onglets, se présentait avec un dos 3 fois plus épais que le livre lui-même. Un prototype fictif de livre-boîte a bien été réalisé, mais le collègue a finalement opté pour une autre solution. Cependant l'idée est restée.

L'occasion de mettre l'idée en application s'est présentée pour un livre - autre fantaisie - que Camille voulait préserver en le reconstruisant sans colle, donc sans l'altérer si peu que ce soit, moyennant une couture directe sur la mousseline (cf. www.restauration-livres-camille.blogspot.fr, article du 30/05/2020). Ce premier essai technique ayant conduit à un ouvrage un peu "mou", (des progrès ont été faits depuis pour un autre livre), la solution était soit de le reprendre, soit de tenter l'idée de la "mise en boîte". L'idée était suffisamment excitante pour que Camille, qui (comme les c..., bien sûr) ose tout (c'est à ça qu'on les reconnait ! cf Audiard), saute sur l'occasion.

La victime est un livre qui traite de... "l'art du livre en France", des auteurs Calot, Michon et Angoulvent, lesquels ont dû se retourner dans leurs tombes de voir leur livre être traité ainsi.

Les photos ci-dessus montrent le résultat sous l'apparence d'une boîte fermée, avec le titre du livre.

 

La photo ci-contre montre les deux plats et la boîte ouverte, debout sur son chant, totalement solidaire de l'ouvrage.


La dernière photo montre le livre ouvert, à plat, qui peut être lu normalement jusqu'à la dernière page.

Les autres images de la photo montrent plus précisément les éléments d'emboitage;soit  au premier plat les 3 baquettes basses qui viennent s'encastrer à l'intérieur des 3 parois hautes du 2ème plat.

Au bilan, un livre précieux qui se voulait intégré à sa propre boîte de protection; le contrat est-il rempli ?

Au lecteur d'en juger ...

dimanche 17 avril 2022

Le réveil des Lieurs

Après la longue nuit du COVID, prolongée par le retard à l'ouverture des nouveaux locaux, l'atelier des Lieurs se réveille enfin dans des locaux tout neufs; le travail reprend et les résultats ne se font pas attendre.

Le retour du Major

eh oui, le revoilà, notre célèbre Major Marmaduke Thompson (cf dans ce blog: 26/07/2018 et 25/06/2019 - 2ème article), toujours tendrement caustique envers nos compatriotes, et même les siens, sur tous les sujets: la gastronomie, la politesse, etc... et même la pluie et le beau temps, thème qui est pour les anglais, il nous l'assure, d'une grande importance.

"Les carnets du Major Thompson", sous la plume de Pierre Daninos, sont traités par notre ami Pierre dans une association de cuir et de bois. 

Pierre, sculpteur émérite de l'Ecole d'Arts Plastiques de Draveil, nous a habitués de longue date à ce mélange des genres (voir ex. dans l'article du 3/03/2017, et bien d'autres). On retrouve donc ici, réalisés en placage de bois, la canne, la pipe et le chapeau du Major, incrustés dans un fond de chagrin vert.

Papier intérieur à la cuve, charnière en continuité des remplis; nonobstant son côté grincheux, le Major ne devrait pas se plaindre.

Agnès refait le monde

Si l'on retranche les années d'inactivité contraintes (Covid etc...), Agnès n'a pas beaucoup d'ancienneté dans l'atelier.  Sur une base technique limitée, elle réussit pourtant à nous impressionner. On en jugera.

 Qui ne se souvent des dessins de Jean Effel dans la presse des années 60-70, et ses petits personnages à l'état de nature ? 

Agnès a retrouvé la collection Poche: "La création du Monde", qu'elle nous propose sous un mode de reliure totalement harmonisé.

La technique est celle de l'emboitage simple, sous habillage de toile, les plats étant cependant évidés pour faire apparaître l'image de la page de couverture.

 

 

On l'aura remarqué, la couleur de chaque toile est choisie en parfaite harmonie avec l'image de couverture.


















 

Le coffret, habillé extérieurement d'un skivertex beige, intérieurement d'un motif de fougères flamboyant, n'enlève rien au charme de l'ensemble.



Cette réalisation mérite une conclusion. L'esprit de la reliure est, avant tout, et même avant la performance technique, un esprit de rigueur. L'"à peu près" n'y est pas acceptable. Agnès l'a bien compris, et l'on sait (elle ne l'a pas caché) qu'elle a dû faire et refaire ses ouvrages avant de les accepter. N'en doutons pas, on peut aller loin sur cette base !

Paris sera toujours Paris

 La réalisation qui suit n'est pas à proprement parler une reliure, mais une jaquette destinée à habiller un livre neuf. Pourquoi une jaquette ? Précisément pour ne pas abimer si peut que ce soit un ouvrage d'une certaine qualité, qui, en état neuf, mérite d'être conservé comme tel.

 "Paris 1860" est un ouvrage broché moderne qui rassemble 18 poèmes de Baudelaire, extraits des "Fleurs du mal", évoquant  (plus ou moins) Paris, la ville, ses humeurs..., illustrés par des reproductions de 19 eaux-fortes de Meryon, reprises du "Notre Dame de Paris" de Victor Hugo.

L'ouvrage était prétexte pour Camille à un petit exercice de style, qui comportait en soi pas mal de difficultés techniques.


La jaquette est constituée d'une cartonnette essentiellement revêtue d'une peau noire lisse. Elle peut être dépliée intégralement pour libérer l'ouvrage.


A l'intérieur d'un cadre circulaire en relief, la peau est évidée de façon à laisser apparaître, à travers un motif en forme de ferronnerie (en fait du cuir noir sur forme de carton ouvragée), des motifs colorés évoquant, en partie haute, des vitraux (référence aux vitraux de Notre-Dame de Paris), et en partie basse, une peinture acrylique présentant quelques monuments de Paris. Le centre est occupé par une évocation de la Seine avec la Cité et l'Ile Saint Louis, et un médaillon emblématique de la ville ("fluctuat nec mergitur").

Le dos est traité dans une peau vermillon et porte le titre et les auteurs.

Les rabats de la jaquette sont habillés d'un papier à la cuve traditionnel, et sont tels que, repliés, ils referment entièrement les contre plats, comme un véritable livre.


lundi 28 février 2022

Un Président passe, une Présidente vient...

 Le Samedi 19 Février, les Lieurs de Sénart tenaient leur Assemblée Générale, et celà dans les nouveaux locaux, tout beaux, tout propres, que nous attendions depuis si longtemps.

Séance animée, comme toujours, mais qui pour cette fois prenait une importance particulière. Trois membres du Conseil d'Administration sortaient sans briguer un nouveau mandat; qui plus est trois "piliers" du système: Président (Camille), Trésorier (Pierre T.) et Secrétaire (Roseline). Autant dire un renouvellement drastique du CA.

Trois candidats se sont proposés pour occuper les postes ainsi libérés: Michèle, Agnès, Barbara, toutes élues à l'unanimité.

Le CA qui s'est réuni par la suite a attribué les fonctions suivantes au titre du Bureau: 

Présidente: Michèle Meyer  

Vice-président: Edmond Mercier

Trésorière: Agnès Charpentier

Secrétaire: Barbara Hasson

Trésorier-adjoint: Roland Colaruotolo

Secrétaire-adjointe: Christine Caillaud

L'ancien Président a tenu à souligner les qualités de "sens des responsabilités" de la nouvelle équipe, qui a pris en charge l'atelier dans des circonstances difficiles. Leur attachement à l'activité reliure mérite également d'être soulignée. L'atelier voit en outre un certain rajeunissement de ses responsables, ce qui est plutôt de bonne augure pour les années à venir.

A sa demande, Camille restera le principal organisateur de ce blog, sous le contrôle de la Présidence, blog qui reste ouvert à tous les Lieurs.

Ah ! La cuisine de Maman !!!


 Qui dans l'atelier n'a pas relié le livre de cuisine de Maman, voire celui de Grand-mère ? Combien n'a-t-on vu passer dans l'atelier de Tante Marie, de Ginette Mathiot, ou de Brillat-Savarin ?

Ici c'est Agnès qui fait honneur à sa maman avec cette "cuisine pour tous", de Ginette Mathiot, daté de 1955. Le livre est étonnamment  bien conservé (il y a des cuisinières qui travaillent proprement), au point qu'on peut même y lire la recette du boeuf en daube, choisie avec délectation par le rédacteur de cet article (ndlr. histoire de taquiner Agnès, qui, on le sait, ne ferait pas de mal à une mouche, encore moins à un boeuf !).

Le livre est relié dans le mode à dos carré, avec en relief une jolie sculpture représentant un mortier, avec son pilon, saupoudrés de poussière d'or. Les pages de garde sont d'un papier fantaisie sur le thème de la cuisine.


La principale originalité de ce travail réside dans le matériau de couvrure: un genre de skivertex traité façon chagrin, très ressemblant à un véritable cuir. 

Au delà d'un souci lié à la protection animale, il faut saluer une recherche de matériaux alternatifs, permettant de simuler le cuir, ou même carrément différents. En la matière, tout est permis: bois, plastique, ardoise, .... Au  delà, la mise en œuvre n'est plus qu'affaire d'ingéniosité, et d'imagination...

dimanche 13 février 2022

Des Lieurs qui persistent

 Contre vents et marées, quelques Lieurs s'obstinent à travailler, malgré les conditions toujours difficiles, notre bel atelier promis par la Mairie n'étant pas encore ouvert. Pas d'atelier, donc pas de presse, donc pas de machine, donc pas de dorure..., et surtout pas de camaraderie. Courage; il paraît que c'est pour bientôt.

Heureusement certains ont un peu de matériel personnel, qui leur a permis quelques réalisations...pas forcément de mauvaise qualité. Au lecteur d'en juger !

 Edmond nous en fait voir de toutes les couleurs

 C'est sous un décor mosaïqué qu'Edmond nous présente son ouvrage: "Les plaisirs et les jeux", de Georges Duhamel. Il s'agit du récit touchant d'un père qui, se remémorant l'enfance de ses fils, dits "le Cuib" et "le Tioup", constate ce que l'observation des enfants, dans leur nature spontanée, peut apporter de sagesse à l'adulte. 

L'ouvrage en lui-même est de valeur, puisqu'il porte en page de titre la signature manuscrite authentique de son célèbre auteur.


Sous un plein chagrin rouge, Edmond compose au recto un clown en mosaïque de cuir, au verso un ourson de peau beige, deux motifs iconiques de l'enfance.

 Comme toujours Edmond réalise lui même ses titres  à l'or, technique dont on connaît la difficulté.

 Les garde-couleurs, également faites par lui à la cuve, sont manifestement en progrès, et valorisent bien le travail.

 Enfin, Edmond fabrique également ses propres tranchefiles, en lanières de cuir...

... peut-être un jour finira-t-il par fabriquer lui-même le papier !




Un challenge osé pour Camille; restaurer des tranches dorées

L'ouvrage ci-après, représenté après restauration, posait un double challenge, dès lors qu'il devait être recousu.

D'abord, l'ouvrage méritait d'être ré-emboité directement dans sa reliure d'origine, sans fendre les mors; par ailleurs il eut été dommage de casser les tranches dorées, et perdre leur aspect de miroir original. 

Pourtant l'ouvrage devait nécessairement être recousu. Sans entrer dans le détail de l'état initial, il fallait prévoir plus de 40 onglets, et dès lors l'objectif d'une couture qui "ne monte pas" au dos était inaccessible. 

Par ailleurs, la pratique montre qu'une couture classique préserve mal les tranches dorées, surtout en gouttière.

La méthode qui a été appliquée à de quoi surprendre. Elle s'inspire très directement de la méthode de reliure "à fils noyés", maintes fois évoquée ici: voir les articles des 3/01/2020 (2ème article), 25/05/2020 (2ème), 18/07/2020 (2ème), 21/10/2020, et dont le principe est détaillé dans l'article de Camille du 27 Février 2018 " Des livres brochés...aux dos arrondis" de son blog "restauration livres-camille.blogspot.fr". Rappelons en le principe de base, qui s'applique à un livre formé de pages séparées. Le bloc de pages est "griffé" d'un certain nombre de fentes sur le dos, puis mis en forme sur un cylindre côté gouttière. Après arrondissure du dos (non collé), des fils sont passés dans les fentes et enfin noyés dans une couche de colle. La suite est classique: mousseline, cartons, etc... La méthode a été explicitée également dans le numéro de Mai-Juin 2020 de la revue "Arts et Métiers du Livre", pages 29 à 31.

La seule différence dans le cas présent est que les feuilles, à l'origine, ne sont pas libres. Qu'à celà ne tienne, il suffisait d'éclater les cahiers en feuilles séparées, éventuellement au coupe-papier, quoique généralement, il suffit de suffit de tirer dessus à partir du haut.

L'idée est osée, certes: plutôt que de reconstruire les feuillets avec des onglets, on les déconstruit tous !!!

Et pourtant ça marche. On comprendra facilement qu'il n'y a pas pratiquement pas d'augmentation du dos, puisqu'il n'y a ni onglets ni fils de fonds de cahiers. Par ailleurs, si le bloc de feuilles est soigneusement "tassé" sur une surface plane, côté tête, et sur un cylindre, côté gouttière, les tranches dorées sont correctement restituées.

La photo ci-contre montre le résultat de l'opération, côté tranche de tête. On voit que le glacis doré est assez bien restitué, et que le dos de l'ouvrage n'a pas "monté", ce qui a permis de le ré-emboîter dans sa reliure sans fendre les mors.


 La photo ci-dessus est une vue côté "gouttière". Là encore le doré est assez bien restitué, ce qui est difficile par une couture traditionnelle.

mercredi 18 août 2021

Les Lieurs déménagent...

 Ce n'est pas en raison de leur âge, c'est leur atelier qui s'en va.

En fait, c'était prévu depuis longtemps, mais les choses ont tardé à se concrétiser. La Mairie nous ayant formulé une injonction de quitter les lieux, nous aurions préféré que ce soit pour aller quelque part. Hélas, le nouveau logement qui nous est réservé ne sera disponible que mi-Décembre, au mieux. L'atelier des Lieurs vit des temps difficiles !

 Quelques photos pour le souvenir.

A gauche, l'atelier vidé de tout ce qui lui donnait vie: les tapis de coupe, les cartons, les papiers, etc...


... qui sont passés ici (photo de droite) dans le garage de Camille.



Merci à Claude B., Jean-Marie, Philippe, Paulo, Robert, qui ont beaucoup donné de leur personne...et de leur voiture, pour le déménagement, et sans oublier Maëlie, la petite fille de Christine, que l'on espère avoir un jour pour des activités plus nobles.