Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au Village des Associations, 42, rue du Bout des Creuses.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), le Mardi matin et le Jeudi matin, et cela toute l'année.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du rédacteur en chef Camille
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle de Camille...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de rédacteur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Rédacteur, certes, mais pas formateur. Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet de la reliure. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




mardi 25 juin 2019

Un bouquet de nouvelles technniques

La reliure de création est une activité artistique assortie d'une forte composante technique. La plus belle image, photo ou peinture, collée au centre d'une reliure toilée basique ne saurait faire une reliure de création; peut-être une œuvre de photographe, ou une œuvre de peintre, fussent-elles géniales; mais une reliure de création, nenni !

La création en reliure passe donc par une recherche permanente d'idées techniques; soit existantes, mais encore faut-il les maîtriser, soit inventées, mais qui requièrent une mise au point.

Donnons pêle-mêle quelques pistes pour la création:
     - utiliser des matériaux non conventionnels: bois, métaux, plastiques, peaux non classiques (galuchat, grenouille, etc...), tissus ou papiers spéciaux, etc...
     - utiliser des techniques originales d'illustration: fers à dorer, pyrogravure, repoussage, création de formes à l'émalène, sculpture de matériaux, etc...
     - créer des formes d'ouvrages non conventionnelles: reliures japonaises, orientales, ouvrages "accordéon", ouvrages non rectangulaires, pop-up, etc...

Cet article se base sur deux ouvrages utilisant de nouvelles techniques. Naturellement, on devra considérer ces travaux comme des étapes dans un cheminement par lequel les auteurs cherchent à les maîtriser de mieux en mieux. La perfection ne s'obtient pas du premier coup; ce qui compte, c'est la progression. On en jugera !

Le premier ouvrage est dû à notre ami Roland, qui tente de maîtriser la difficile pratique du repoussage de cuir.

C'est notre bon vieux Major Thompson, de Pierre Daninos, qui aura fait l'objet de ce travail . La vision du français moyen par notre célèbre Major anglais, qui est le sujet de l'ouvrage, est en soi un morceau d'anthologie.






Rappelons que cette technique se pratique sur des cuirs épais (plus d'1mm). Le dessin est créé sur des pièces de cette épaisseur, en faisant des incisions avec une sorte de cutter rotatif (le scrivel) puis par écrasement des lèvres à l'aide d'un petit marteau.
 On termine finalement par un nuancage de bruns de différentes forces.
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 L'ouvrage étant habillé d'un plein chagrin, les pièces de repoussage, plus épaisses, viennent se loger dans des "fenêtres" prévues à cet effet.


 Notons que la technique de repoussage demande un apprentissage long et soutenu, comparable à celui de la dorure.

Le détail ci-contre au 4ème plat permet de mieux comprendre le principe de cette technique.






Le deuxième ouvrage, proposé par Camille, est un ouvrage de vulgarisation scientifique: "L'astronomie pour tous" de G. Bovier-Lapierre, tel qu'il en fleurissait de nombreux à la fin du XIXème.

Le travail de création s'inscrit dans une progression commencée avec "La Chartreuse de Parme" (voir l'article du 10/02/2019), ayant pour but de mettre au point des solutions pour la mosaïque de cuir.


Le fond de couvrure est une peau glacée noire formant fond de ciel pour quelques constellations aisément identifiables. Le travail de "mosaïque" réside essentiellement dans la représentation de la Terre et la réalisation du titre "ASTRONOMIE" au 1er plat.

Ainsi pour la représentation de la Terre, Camille reprend la technique de découpe des pièces par superposition de cuirs, comme dans "La Chartreuse de Parme". Pour plus de détails, on se reportera à  l'article "Mosaïque de cuir, technique de superposition" du 20 Juillet 2019, dans le blog "www.restauration-livres-camille.blogspot.fr".

Le titre d'ouvrage au 1er plat: "ASTRONOMIE", exploite une idée initialement inventée et exploitée par notre amie Aurélie (voir "La crève", 29/04/2018), mais qui parait susceptible de développements intéressants à l'avenir.  Les lettres étant découpées dans un carton portant la peau de couvrure, ici noire, une peau de couleur différente (ici jaune), est collée à l'arrière du titre puis "poussée" à l'émalène dans les vides formés par les caractères.
La méthode pourrait être qualifiée de "sertissage arrière".

Le 4ème plat se présente en continuité avec le premier, avec deux grands disques bleus et jaunes évoquant 2 planètes de terre et d'eau. Toutes les découpes circulaires sont faites au couteau-compas, très adapté pour la circonstance.  Au dos, le titrage dans des pièces de titre bleues, ainsi que les fleurons sont réalisés par le relieur.

dimanche 12 mai 2019

Des reliures tous matériaux

On l'aura certainement compris au travers de ce blog, tout matériau est bon pour la reliure de création. On ne reviendra pas sur le papier, la toile et le cuir tant ces matériaux sont inhérents à l'activité de reliure. Par contre on retrouvera avec intérêt des exemples déjà vus d'utilisation du bois ("Marco Polo", par Pierre T, 3/03/2017, "Le Languedoc", par Edmond et "Le Limousin" par Pierre T., 27/02/2018,), de la paille ("Les dents longues" et Valentine Paquault" par Edmond, "La découverte de la vie" par Pierre T., 9/01/2019), du fer (Le pitre ne rit pas", par Christine), du ruban ("Chroniques et légendes des rues de Paris", par Christine)...

 Ce premier ouvrage, "Le livre de la Jungle", d'Edmond Rostand, donne un prétexte à Edmond pour travailler le plaquage de bois et constituer son décor.

L'ouvrage est traité globalement en pleine basane beige clair, les charnières intérieures étant en prolongement de la même peau.

Au niveau du décor, l'éléphant au premier plat, le crocodile au second plat sont découpés dans la feuille de bois, colorés à la peinture, et insérés dans des enfoncements de la peau prévus à cet effet.

Pour plus de réalisme, des détails sont ajoutés au pyrograveur sur ces sujets, outil particulièrement efficace sur le bois.

Les garde-couleurs sont réalisées par Edmond suivant la technique du papier à la cuve.

L'ouvrage est protégé par un étui revêtu du même papier que les gardes, et bordé du même cuir que l'ouvrage.


 Ce second ouvrage, "L'aiglon", contenant une pièce d'Edmond Rostand sur la courte vie du Roi de Rome, fils de Napoléon, est choisi par Pierre T. pour une réalisation composite cuir et cuivre (laiton).

L'ouvrage est traité dans un chagrin noir à grain fin, dans lequel sont ménagés des enfoncements pour le décor.

L'élément principal du décor est la figure emblématique et célèbre de l'aigle double regardant dans les deux directions.

 L'aigle principal est découpé dans la feuille de laiton, l'aigle intérieur étant réalisé dans un assemblage de cuirs clairs.

Le titre en lettres calligraphiées au premier plat est obtenu par modelage d'une peau beige sur des lettres découpées individuellement dans du carton.

Titre et fleuron au dos de l'ouvrage sont réalisés également au ruban or par notre ami.

Bijoux de poésie

Les deux ouvrages présentés ici présentent deux similarités, par leur thème et par l'élément principal de décoration choisi par nos relieurs. Pour ce qui est du thème, ce sont deux recueils de poèmes du XIXème  qui ont inspiré nos amis ; pour ce qui est du décor, nos relieurs ont tous deux puisé dans le registre des camées, médailles, et autres bijoux.

 Dans cette optique, Pierre T. nous propose un beau livre de poésie de Stéphane Mallarmé, dans une édition de qualité de l'Imprimerie Nationale, fournie non reliée par l'éditeur.

Pierre habille cet ouvrage d'un beau chagrin brun dans lequel il ménage deux fenêtres portant le décor principal, plus une petite fenêtre ronde pour le titre.
















Les fenêtres principales, garnies en fond d'une basane verte, sont bordées d'un listel de cuir clair.

Deux médailles sont apposées aux centre de ces fenêtres; deux médailles qui en réalité n'en font qu'une dans la mesure où elles proviennent d'une unique médaille de commémoration, que notre ami relieur a eu l'habileté de scier dans l'épaisseur.
 Le titre est réalisé en lettres relief à l'aide de formes en carton habillées du même cuir vert que les médaillons par pression sous émalène.
Les tranchefiles sont formées de bandes de cuir entourant un jonc.


L'ouvrage choisie par Jacqueline, "Emaux et Camées", de Théophile Gautier - en fait un recueil de

poèmes romantiques - est traité assez simplement dans une pleine toile bordeaux au centre de laquelle une fenêtre à quatre lobes encadre un joli médaillon.
 Moins ambitieux que le précédent sur le plan technique, ce travail ne manque pourtant pas d'intérêt pour la gouverne du relieur amateur. On pourrait l'énoncer ainsi: "Fouillez vos réserves, vos boites de bijoux déclassés, vos tiroirs fourre-tout... vous y trouverez surement quelque merveille, et si ce n'est celle que vous cherchiez pour votre livre, vous trouverez bien vite le livre qui s'y prêtera"

Faire simple mais faire bien...

A force de présenter des travaux de création toujours plus ambitieux, ce blog pourrait faire passer les Lieurs pour une clique d'hurluberlus obsédés par leurs délires artistiques plus que par le souci de la bonne reliure. Cet article a pour but d'illustrer qu'il n'en est rien, et que chez les Lieurs aussi, la bonne reliure, c'est d'abord une affaire de qualité, avant d'être une affaire de fantaisie. Les ouvrages qui seront présentés ci-dessous en témoignent.

On ne trouvera donc ci-dessous que des ouvrages de conception simple, avec peu de décor, à la limite de simples fenêtres portant un titre ou une image, mais proprement réalisés.

 L'ouvrage ci-contre, "Les compagnons du coquelicot", 1er tome de la série "La lumière des justes', d'Henri Troyat, roman où l'amour se heurte à la vie réelle en pleine déroute napoléonienne, est relié par Pierre T. sur un mode classique de demi-cuir à coins, mais d'une facture irréprochable.
Presque un modèle du travail de relieur.

Le titrage et les dorures sont également du même relieur.

Paul nous offre 2 ouvrages sans aucun rapport entre eux,: "Le Livre d'Isaïe", extrait de la Bible Liturgique, d'une part, et "Réseaux d'ombres", du Colonel Rémy, Résistant célèbre et co-créateur du réseau "Notre Dame" en 1940, d'autre part.

Plein cuir pour l'un, pleine toile pour le second, images enchâssées dans des fenêtres; c'est simple mais suffisant.

 Maintenant c'est Roger qui nous propose un ouvrage aux couleurs de la Colombie, et pour cause; l'ouvrage "Douze contes vagabonds" est de l'auteur colombien Gabriel Garcia-Marquez, et rassemble quelques nouvelles où le fantastique devient quelquefois angoissant.

Toiles aux couleurs du drapeau colombien, titrage incrusté, que fallait-il de plus pour cet ouvrage sans prétention ?

Avec ce roman "8, Rue Picpoix', d'André Guillot, qui recrée la vie
d'un gamin dans le Paris populaire du temps, Edmond met un pied dans la création avec un habillage pleine peau, parsemé de multiples fenêtres, par lesquelles autant de personnages bien typés de notre univers familier nous regardent.

 L'idée est sympathique et fait son petit effet.

 Enfin avec cet ouvrage anglais, "The big budget for girls", contenant une sélection de nouvelles pour adolescentes, Christine dépasse la reliure basique pour un travail d'apparence simple mais contenant plusieurs innovations.
On retiendra en particulier l'incrustation du personnage au premier plat, suivant la méthode de mosaïque sertie-bombée (voir l'article du 14/06/2017 "Une technique pour la mosaïque de cuir") ), et le titrage au dos en lettres relief habillées de peau.

Conclusion; on sait aussi faire simple chez les Lieurs, et si ce n'est pas toujours pour le meilleur, ce n'est pas forcément pour le pire.

vendredi 26 avril 2019

Paulo nous mène en bateau

On ne saurait pas que Paulo aime la voile, les bateaux, la mer... on le devinerait aisément à ses lectures.
 Et comme pour lui, lecture va avec reliure, voilà qu'il nous apporte deux ouvrages assortis, joliment habillés, sur le sujet.



Dans ce premier ouvrage, à gauche,  "Le charpentier de Rostellec", l'auteur, Joseph Perrin, dévoile ses secrets de constructeur de bateaux, avec croquis, plans, etc... de quoi être incollable sur le sujet.



Paulo habille l'ouvrage d'un chagrin vert foncé, agrémenté au premier plat d'un motif simple en mosaïque de cuir représentant un bateau, inséré dans une fenêtre centrée. L'ensemble est sobre, mais suffisant.





Le deuxième ouvrage: "Si près du Cap Horn", de Loïck Fougeron, raconte les aventures d'un "fou de voile" qui, surmontant les échecs avec une rage obstinée, parviendra presque à réaliser ses rêves de grand large...presque !.



Pour illustrer cet ouvrage, Paulo utilise l'acquit de l'ouvrage précédent  afin de développer un décor nettement plus élaboré. Si, au 2ème plat, on retrouve sensiblement le bateau du premier ouvrage, il est maintenant mieux valorisé grâce à un listel en baguette de bois ornée.
Le titre est posé au dos en dorure à chaud par le relieur.

Mais le travail le plus important se trouve au premier plat avec une belle rose des vents à 4 branches sur fond de cuir brun, également mise en valeur par un listel en baguette de bois.

La rose des vents, bien sur celle du navigateur, parfaitement exécutée en marqueterie de bois, n'est pas sans évoquer les bois vernis d'un voilier, tandis que les pages de garde, dessinant comme un bouillonnement de vagues, contribuent aussi à cette évocation de la mer.

On n'aura pas manqué de noter, sur ces deux ouvrages, la progression d'un relieur, d'abord débutant en reliure de création, puis qui, partant d'un premier travail relativement modeste, enrichit son acquit pour produire ensuite une œuvre de très bonne facture. Autrement dit, pour rester dans l'esprit de l'article, c'est en tenant fermement la barre que l'on arrive à bon port !

Les Lieurs au pays des Lions

Le Lions Club de Draveil présentait, du 13 au 22 Avril, son exposition annuelle d'art, avec remise de prix, dans les salles du Château. Le Club a bien voulu à cette occasion nous attribuer une petite vitrine dans la salle des cariatides, hors du cadre officiel, mais qui nous permettait d'apparaître (un peu) dans le mouvement artistique draveillois.

La vitrine 1ère version
 Ci-dessus, une vue générale de la vitrine, fermée puis semi-ouverte. En médaillon un gardien choisi au hasard parmi les Lieurs, qui veille à temps complet (un jour et demi) sur les œuvres de ses collègues.


 Quelques vues partielles de la vitrine...


 ... et quelques vues de détail.

Quelques livres ayant été retirés après le premier week-end, pour raison de sécurité (le gardien de la vitrine ayant déserté), Camille s'est dépêché de remplir les vides avec sa production de qualité approximative, ce qui donnait une nouvelle vitrine 50% Camille (Super mégalo celui là !)....

La vitrine 2ème version
...et savez-vous ?  On ne lui a volé aucun livre !
Qui a dit "Ca risquait pas !" ?
"Non mais !!!"

Merci à ceux qui ont bien voulu participer: Camille, Christine, Danielle, Edmond, Jacqueline, Paul, Paulo, Pierre T., Pierre L., et Roland.

jeudi 4 avril 2019

Un bon anniversaire

Il y avait du monde ce Jeudi 4 Avril à Ablon, rue de la Courre aux Lièvres, plus précisément chez
notre ami Claude B.

Claude nous faisait l'honneur de nous recevoir pour son anniversaire, dans sa cabane de bois à 7 niveaux (en comptant les demi), conçue en un temps par un architecte inspiré pour les besoins privés et professionnels de la famille Boujon.

 
Les Lieurs de Sénart ont largement répondu à l'invitation, ainsi que quelques proches de Claude, dans une ambiance sympathique dont témoignent les photos.
Les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus.
Ci-dessus, une partie du groupe, avec en médaillon, le cadeau des Lieurs (une composition de produits exotiques).

Ci-dessous,  il n'en manque que deux. Régine qui est derrière l'appareil et Roger qui se cache quelque part.









Quel intérêt ces hommes portent-ils à ce bouquet de fleurs ?

Etonnant, non !














 Ouf ! C'est une erreur.

C'est la bouteille de Champagne qui est en cause.
On a failli s’inquiéter !





Claude nous fait ensuite visiter sa maison aux mille recoins.
Ci-contre: l'atelier de reliure, et au dessous une des nombreuses bibliothèques de la maison. La série rouge est entièrement reliée par le propriétaire.

Nous ne partirons pas sans une solide collation. On le voit, ci-dessous, les messieurs ne sont pas les derniers.





Alors, BON ANNIVERSAIRE, Claude ! On n'oubliera pas de fêter le prochain.