Qui sommes nous ?



*************** QUI SOMMES NOUS ?
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Nous sommes une association d'amateurs qui pratiquons la reliure pour notre propre plaisir. Notre local se situe à Draveil, au Village des Associations, 42, rue du Bout des Creuses.
Notre atelier est ouvert les Samedi matin (9h-12h) et après-midi (14h-17h), le Mardi matin et le Jeudi matin, et cela toute l'année.
Nous recevrons avec plaisir toute personne intéressée par la mise en valeur ou la sauvegarde des livres, pour connaître notre travail, nous voir à l'ouvrage, poser des questions, éventuellement s'inscrire à notre atelier, pourquoi pas ? ... cela à tout moment de l'année.
Donc à bientôt.........


Un mot du rédacteur en chef Camille
Ce blog est le blog de tous les Lieurs. Chacun peut y intervenir librement, insérer du texte, des photos,... Il n'y a pas de censure. Certes, on le constatera; la signature est le plus souvent celle de Camille...timidité ? réticence devant l'ordinateur ? Allez savoir ! Peu importe; qui a choisi le rôle de rédacteur se doit de l'assumer !
Mais là n'est pas mon propos. Rédacteur, certes, mais pas formateur. Dans mes articles, je présenterai des travaux d'adhérents. Je n'ai pas qualité pour les juger. Le choix des œuvres présentées ne résulte que de la bonne volonté des adhérents de me les confier pour les photos. Les remarques que j'y ferai ne reflètent que l'impression d'un quidam qui, certes, aime les beaux livres, mais sans compétence particulière sur le sujet de la reliure. Je me donne la position d'un journaliste, aucunement celle d'un spécialiste. Je tenais à préciser ce point, afin qu'il n'y ait pas de malentendu.




mercredi 13 juillet 2016

6 Juin 2016: la conférence de Pascal à la bibliothèque de l'Arsenal

Rédigé par Camille

Dans le cadre d'une série de conférences organisées par la BNF à la bibliothèque de l'Arsenal, sur le thème de "L'histoire de la reliure", notre ami Pascal avait la charge d'animer la 5ème séance, traitant en particulier de la reliure moderne, du XXème siècle à nos jours.

Au sein d'une salle pleine, Claude B. et moi-même avons pu profiter de son érudition en la matière, grâce à un exposé très complet et une abondante présentation de diapositives.


Le pourtour de la salle présentait une assez belle sélection de reliures appartenant à la BNF. Les photos ci-après, prises dans de mauvaises conditions de lumière, n'en donnent qu'une faible idée.


Quatre ouvrages sur Draveil

Rédigé par Camille

Notre bonne ville de Draveil valait bien que l'on lui consacre quelques ouvrages. Nos amis Pierre T., Edmond et Paul ont été inspirés par le sujet à partir de quatre ouvrages:
              - Draveil et son histoire
              - Draveil, les 100 personnages
              - Paris-Jardins
              - Alphonse Daudet

Draveil et son histoire



Cet ouvrage, signé René Fontaine, relate l'histoire de la ville depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Il a été traité en reliure par nos amis Paul et Pierre T.,



Dans un habillage plein chagrin vert, Paul incorpore le blason de la ville avec le fameux chêne (peut-être le chêne d'Antin), qui évoque la forêt de Sénart, et la devise, "Entre les eaux et les arbres", en latin sur l'image. Au dessous du blason, la devise en français, posée à l'or, ondule comme la Seine qui borde la ville.




Pierre T. nous en donne un version plus simple, mais techniquement parfaite, avec une pièce titre réalisée par lui-même.





Draveil, les 100 personnages


 Cet ouvrage contient des biographies de 100 personnages ayant compté dans l'histoire de la ville. Les monographies de ces personnages sont signées de 10 auteurs différents.
Parmi ces personnages, on trouvera bien sûr Daudet, Delacroix, Nadar, mais bien d'autres encore...souvent inattendus !



Pour cet ouvrage, Edmond reprend le blason de la cité entouré d'un listel, ainsi que le titre original pour illustrer le premier plat, le tout en incrustation sur une peau plein chagrin gris-bleue.


Le travail le plus original se trouve sans doute dans le 4ème plat, avec une belle évocation du "chêne d'Antin" réalisée dans un assemblage de placages de bois. Les feuilles qui l'entourent sont d'un cuir vert moulé en incrustation sur de véritables feuilles de chêne.
Tous les titres sont réalisés par le relieur. 


Pierre T. traite le même ouvrage en reprenant les emblèmes de Draveil; la forêt (le chêne) et l'eau (la Seine). Pour la forêt, on trouve au premier plat trois magnifiques feuilles de chêne en incrustation, dans des peaux verte et jaune moulées sur des feuilles véritables.


Pour l'eau, on trouve au 4ème plat une évocation de la Seine, (peau gris-bleue), entourée de sept médaillons représentant 7 personnages parmi les plus notoires de l'ouvrage. Le titre est rapporté au dos en lettres relief.


L'ouvrage est protégé par un coffret s'ouvrant en deux parties emboitables. le dos de cuir vert porte le titre de l'ouvrage, les plats sont d'un papier à la cuve, les côtés habillés d'une toile vert clair et le fond d'une toile beige.




Paris-Jardins



L'ouvrage, signé par "les amis de l'histoire et du patrimoine de Paris-Jardins" relate, en s'appuyant sur de nombreuses illustrations, le passé de ce groupe pavillonnaire, qui fait date dans l'histoire de l'architecture comme un des premiers ensembles résidentiels du 20ème siècle. 




Pour cet ouvrage, Pierre T. nous offre un magnifique décor en première de couverture, avec un vrai travail de maquettiste dans la représentation du Kiosque. Sur fond d'une peau bleue claire, la construction est en placage de bois peint, les grilles en fils de laiton, la toiture est d'une peau noire moulée sur un assemblage de tuiles découpées dans du carton et posées individuellement, le titre dans une peau beige moulée sur lettres en relief, le tout entouré de listels verts...on appréciera la finition du travail.


Alphonse Daudet



On ne saurait parler de Draveil sans évoquer Alphonse Daudet qui y résida de 1887 à 1897.
L'ouvrage ci-contre, publié à "La librairie Rombaldi", rassemble 3 romans de l'auteur: "La petite paroisse", "Premier voyage, premier mensonge", et "La Fédor".








Pierre T., à nouveau, s'est chargé de la mise en valeur de l'ouvrage par une reliure plein chagrin très particulière, puisque le portrait de l'auteur est réalisé... en différents placages de bois (premier plat).


Le nom de l'auteur au premier plat, posé à l'or dans une fenêtre de cuir clair, est entouré d'un listel ainsi que le portrait. Ce nom d'auteur, ainsi que tous les titres au dos sont réalisés par le relieur.

dimanche 19 juin 2016

Doisneau comme un bijou

Rédigé par Camille

Doisneau a inspiré nombre de nos amies. Après Christine et Michèle, c'est Barbara qui s'y colle, et "ça déménage" !




On reprend le même Doisneau que nos amies Chris-Mich. (cf article du 13 Janvier 2016), mais cette fois suivant une technique dite "japonaise", cependant légèrement différente de la technique japonaise précédemment utilisée par Michèle (6 Janvier 2016) et Barbara, déjà (1er Février 2016).






D'après les photos ci-dessous, on peut comprendre la construction de l'ouvrage. Chaque cahier du livre est équipé d'un "faux cahier" blanc, de même épaisseur, de quelques cm de largeur, qui lui fait dos. Le lien entre tous ces éléments est réalisé par des rubans minces qui, passant dans deux rangées de trous avec retour sur le dos du livre, réalisent un laçage ferme de l'ensemble.


La couvrure est réalisée dans un cuir récupéré dans un vêtement.
La photo du premier plat est, à la base, une photo de Doisneau, rehaussée par des éléments inspirés de quelques photos du livre, prélevés dans un pop-up commercial (tour, arbre...), ou découpés dans du carton (étendage..). Le titre est prélevé dans la couverture initiale. L'ensemble est collé sur le plat en légère incrustation, entouré d'un listel.



 La photo ci-dessus montre les pages de garde, constituées d'un tissu en soie naturelle moirée. Pour la pose du tissu, la soie est amidonnée à la bombe avant collage. Un festonnage de dentelle est ensuite posé, à nouveau par amidonnage et collage à la bombe.



L'ouvrage est complété par la pose d'un galon sur le dos, que l'on voit ci-dessus sur la photo centrale. Les autres photos montrent quelques détails en plan rapproché: laçage, feston.

Un bijou se doit d'avoir un écrin digne de lui, et c'est le cas. Barbara nous propose une sorte de couvre-livre en 3 volets, que l'on voit ci-dessous fermé (à gauche), étalé (en haut à droite).


La peau est identique à celle du premier plat, le revers également de la même soie que les gardes couleur. Les décors sont à nouveau des extraits de pop-up en carton. La 3ème photo montre un détail de l'ensemble, en particulier la fermeture par bouton pression.

Je n'ai pas la compétence pour porter un jugement technique sur la reliure; je ne peux que donner le sentiment, forcément subjectif, d'un "quidam", au demeurant amateur de beaux livres. C'est original, plein de trouvailles tant artistiques que techniques, quelquefois osées... En résumé, pour moi, c'est du très beau travail !

mardi 14 juin 2016

Deux nouveaux stages

Rédigé par Camille

 Ce 6 Juin, ce sont deux de nos relieurs, Amap et Fabrice, qui ont souffert sous la férule de nos infatigables (et inséparables) formateurs-stage, j'ai nommé bien sûr Christine et Michèle.

Il semble que nos amis aient enduré l'épreuve sans se plaindre; voire, m'ont-ils confié, avec un certain plaisir.

Le stage est, chez le Lieurs, une affaire qui marche, et il faut que ça continue.

vendredi 10 juin 2016

Mardi 24 Mai, Visite de l'exposition "La Franc-Maçonnerie" à la BNF

Rédigé par Camille

Ce Mardi 24 Mai, nous étions neuf relieurs et quelques un de leurs conjoints, Paul, Amap, Fabrice, Michèle M., Christine, Claude B. et une amie, Béatrice et moi-même, à vouloir pénétrer tant soit peu le monde mystérieux de la Franc-Maçonnerie, à travers l'exposition de la BNF sur le sujet.

 

Notre accompagnatrice, par le ton passionné de son discours, par son érudition ne nous a pas déçus.

Je vais tenter de restituer cette visite à travers quelques photos prises, sans la prétention d'être exhaustif, peut-être avec quelques erreurs que l'on n'hésitera pas à me signaler.

 La Maçonnerie "opérative"

La maçonnerie, c'est au début une philosophie attachée à la construction des cathédrales, appuyée sur le concept de "Dieu, Grand Architecte de l'Univers" (miniature ci-contre: "La Cité de Dieu", Saint Augustin). Le Maçon est alors un constructeur qui se réfère au personnage Hiram de la bible, supposé architecte-bâtisseur du temple de Salomon. On lira ci-dessous sa légende, suivie d'un dessin de la base du temple (Sainte Bible, Lyon), et de 3 miniatures évoquant ce légendaire chantier ( "La fleur des histoires", manuscrit XVIème siècle).





 Les outils de construction sont élémentaires (ci-contre), mais déjà apparaissent des ouvrages manuscrits consacrés aux règlements ( en médaillon, "Le livre des métiers"; Etienne Boileau, fin du XIIIème), ou des carnets comportant, entre autres, des représentations des techniques de construction de l'époque (ci dessous).








Plus tard, l'imprimerie favorisera la diffusion de véritables ouvrages techniques (ci-contre"Théorie et pratique de la coupe des pierres et des bois", 1737).





Au XVIIème siècle, dès lors que les maçons commenceront à recevoir dans leurs réunions des membres dits "acceptés", c'est à dire non opératifs, la maçonnerie "opérative" fera place progressivement à la Maçonnerie "spéculative", où le lien avec la construction s'effacera au profit de discussions philosophiques de toute nature.


La Maçonnerie moderne

De la Maçonnerie spéculative naîtra au XVIIème la véritable Maçonnerie moderne, initialement en Grande-Bretagne où se formeront les premières Loges, lieux de rencontre et d'échange sans lien avec la construction.  Le symbolisme y tiendra dès lors une place centrale. Ainsi on verra ainsi apparaître un "alphabet maçonnique", sorte de cryptage simple de l'écriture.

Les photos ci-dessous présentent  une planche et un  livre regroupant des symboles usuels de la maçonnerie, un commentaire sur la signification de l'équerre et du compas, et une montre où des symboles tiennent la place des chiffres (fin XVIIIème).








Les ouvrages relatifs à la Maçonnerie porteront dès lors les symboles de cette obédience; ainsi les deux livres ci-contre à g. et, plus tardif, un exemplaire du code Napoléon, à d.






La Maçonnerie "des lumières"

La Franc-maçonnerie va accompagner fidèlement le mouvement "des Lumières". Des Loges vont se créer dans toutes les grandes villes, telle la "Loge des neuf sœurs", qui soutiendra la Révolution, et abritera Benjamin Franklin et Voltaire.
On verra se rallier au mouvement maçon des personnalités d'origines très différentes, tel Casanova (ci-dessous à d.), qui sera initié en 1750, ainsi que de nombreux savants dans la mouvance d'Isaac Newton et de la Royal Society ( Desaguliers, "cours de physique", à g.).
 


Mozart adhèrera au mouvement qui lui inspirera l'Opéra "La Flûte enchantée", mettant en scène un parcours initiatique, sur fond de lutte entre la lumière et les ténèbres.


La vie du "Frère maçon"

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 Ci-dessus, à côté d'une allégorie du temple (à g.), la maquette ouverte (au centre) représente la principale pièce de travail où chaque participant a une place bien définie. Au XIXème, on verra apparaître l'urne à voter (à d.) pour décider ou non de l'acceptation d'un nouveau Frère - plus de boules noires que de blanches et le candidat est... "blackboulé".

Dans la Loge sont discutés les sujets les plus divers. Le document ci-dessous est un exemple de rapport faisant suite aux discussions en Loge sur la question de l'éducation.


 Au delà des discussions philosophiques, les Frères sauront se divertir, comme en témoignent les menus ci-dessous, et l'affiche du bal maçonnique, sous couvert d'une fête de bienfaisance.



 Les attributs du Maçon

La tenue de cérémonie du Maçon comporte de nombreux éléments distinctifs, dont le sautoir, différent suivant le grade (ci-dessous à gauche) ou le tablier (trois vues à droite). Ce dernier, relevé de sa fonction initiale de protection du maçon tailleur de pierre, devient une véritable œuvre d'art, de soie ou de satin, brodé ou peint, possédant une forte charge symbolique.


Les vues qui suivent représentent deux tabliers, l'un est celui d'un chevalier d'Orient, l'autre est dit "tablier de Voltaire"...


 ... et le suivant est un tablier de "Maîtresse maçonne" représentant l'"arbre de la connaissance", connaissance supposée accessible aux seuls initiés.


 Evolution et diversification

Après la révolution, la Maçonnerie adoptera les concepts de la République. Les principes seront ceux d'une démocratie laïque et pacifiste, comme en témoigne cette affiche au lendemain de la défaite de Sedan.  


A partir du XIXème, le mouvement maçonique se diversifie. Ainsi vont apparaître des loges féminines,dont on voit ci-dessous le sautoir et le tablier.


Le mouvement inspirera celui des "Carbonari" en Italie (ci dessous à g, un certificat d'adhésion), la création d'un orphelinat maçonique (bannière à d.), et bien d'autres institutions parallèles.


Contestation

A partir de la fin du XIXème, le mouvement devra subir les assauts de la contestation, comme le montrent les affiches, expositions, publications ("Les mystères de la Franc-Maçonnerie; Léo Taxil), un jeu de l'oie satyrique (Le jeu de la casserole)...



 et même un film à forte virulence antimaçonnique ("Forces occultes", 1943).




dimanche 8 mai 2016

Un peu de restauration

Rédigé par Camille

Notre blog oublie un peu qu'aux lieurs nous pratiquons aussi la restauration... et pas seulement au Gibraltar ou lors des la galette des rois; je veux parler bien sûr de la restauration de livres, qui vaut bien celle de nos estomacs.

Je ne reviendrai pas sur la sémantique du mot "restauration", je me suis déjà largement exprimé à ce sujet sur ce blog (cf mon "point de vue" du 21 Juin 2015); je persiste à considérer que celui qui tente de restituer un objet quel qu'il soit dans un état le plus proche possible de son état d'origine pratique la restauration, avec un succès qui ne tient qu'à son habileté. C'est valable pour les meubles, les pendules, les poupées... et pourquoi pas pour les livres ?

Je présente ici un travail de restauration portant sur une série de livres didactiques des années 1920-1940 destinés à de jeunes enfants. La collection, à priori complète, réunit cependant des éditions assez espacées dans le temps, de sorte que les maquettes des couvertures ne sont pas assorties.


Le travail de restauration réunissait à peu près toutes les difficultés que peut présenter ce genre de livre; la nature de ces livres faisant que l'on les trouve généralement en assez mauvais état. Il faut bien le dire: c'est souvent à partir de 2 volumes "explosés" que j'ai pu reconstituer un volume cohérent.

Je ne rentrerai pas dans le détail de tous les petits "bobos" qu'il a fallu soigner. J'en donnerai seulement les grandes lignes:
        - couture: tous les livres ont été recousus. J'ai évité la couture sur ficelles, trop rigide à l'ouverture, au profit d'une couture de type "couture-brochure" à 4 fentes, avec chaînette au niveau de chaque fente. Pour quelques uns, j'ai préféré la couture sur ruban, dont l'avantage est qu'elle permet pour la lecture une ouverture "à plat", intéressante pour des livres didactiques.
      - soufflet: le soufflet "standard" fonctionne assez mal pour des livres aussi minces. Aussi ai-je préféré en général une bande de carton libre, qui recevra la toile de renfort, à la manière des B.D.
     - toile de renfort. tous les volumes ont été pourvus d'une toile de renfort, même s'ils n'en avaient pas d'origine, de façon à assurer définitivement leur pérennité. La plupart des images de couvertures étaient collées sur un support papier lui même collé sur les cartons. Suivant le cas, la toile de renfort a été disposée bord à bord par rapport à l'image papier, quelquefois glissée sous le support papier lorsque c'était possible.



Trois ouvrages n'ont pas eu besoin de restauration. Ils sont présentés ci-contre de façon à montrer la collection complète. La liste complète des titres est la suivante (10 titres):




Mon premier tour du monde
Mes jolis jeux
Mon histoire de la grande guerre
Mon histoire sainte
Mon premier alphabet
Mon histoire naturelle
Mon histoire de France
Mes beaux contes mythologiques
J'apprends l'orthographe
Mes premiers coloriages

Une inititation au papier marbré

Rédigé par Camille

Ce matin frais du Jeudi 28 Avril, nous avons rendez-vous - Christine, Michèle M., Sophie et moi-même - chez Mme Michèle Forget, enseignant de reliure à Savigny-sur-Orge, pour une petite initiation à la fabrication du papier marbré.
Pour des raisons d'emploi du temps, la séance n'a été décidée que 2 jours avant. Ainsi Mme Forget n'aura pas eu le temps de réapprovisionner ses produits, et l'opération, il faut le dire, sera quelque peu improvisée.
 Mais nous sommes ensemble, et dans une ambiance sympathique, nous nous mettons aussitôt au travail.


Ci-dessus, petit réaménagement du local avec Mme Forget. Christine aide Mme Forget à filtrer le mélange eau-colle-Rémy préparé la veille, recueilli dans des bacs rectangulaire d'environ 60x40x5. Dans le même temps, Sophie prend consciencieusement des notes.

 
Ici, dans des pots de verre, chacun de nous fait ses petits mélanges de peinture à l'huile (2 "barrettes" de 15mm env. par pot) et de white-spirit (1 cuillère à café par pot), un pot par couleur choisie. On voit ensuite Michèle puis Camille projetant des gouttes de peinture sur l'eau.
Petite déception, conséquence directe du manque de préparation déjà cité, les gouttes de peinture s'étalent exagérément sur le liquide, rendant difficile le contrôle d'un effet souhaité.


Avec un bâtonnet, on travaille, autant que possible, les gouttes de peinture sur l'eau. Les photos ci-dessus montrent quelques effets obtenus. Les problèmes évoqués plus haut ne permettront pas d'obtenir un dessin plus élaboré.


Une feuille blanche - Canson, Vergé ou autre - est ensuite posée en la déroulant simplement sur la surface de l'eau, puis tirée hors de l'eau (Michèle), transportée ensuite à l'extérieur (Christine) et enfin lavée à grande eau à l'éponge sur une planche (Chrsitine et M. Forget).


Les feuilles ainsi lavées sont posées sur des barres pour un premier égouttage, puis mises à sécher au fil à linge sous abri.

 Il est clair que l'on n'aura pas tiré de cette expérience autant que l'on aurait pu souhaiter, en raison des difficultés matérielles évoquées ci-dessus. Retenons en quand même les côtés positifs. Les principes ont été acquis, l'organisation du matériel, la méthode de travail sont maintenant entre nos mains; à nous, chacun pour soi, d'en tirer le meilleur profit.